Dernièrement, une amie disait se méfier de voir les conservateurs l’emporter lors des dernières élections fédérales. Non pas qu’elle craignait l’inéluctable, mais elle espérait que cette victoire n’alimente pas ensuite une vague de triomphalisme sans précédent de la part du fort peu consensuel et démocratique parti de Stephen…
L’Expo du musée des horreurs appellerions-nous ce phénomène si peu sociologique.
Comment accuser un réélu conserve-asteur d’avoir prétendu ou réellement cru détenir la Vérité Vraie? Surtout si, pour légitimer notre accusation, nous ne prétendrions rien de moins que de détenir nous aussi une vérité tout aussi…vraie? Plutôt voter pour le transfuge-libéral-devenu-leader-adjoint-alias-premier-député-vert (et finalement défait NDLR) que pour un tel élan de véritable rationalité véridique? Allez savoir!
Peut-on réellement blâmer les politiciens? Tout comme les principaux commentateurs aux lendemains de l’élection ont su blâmer les abstentionnistes de ne pas avoir su percevoir les enjeux, les distinctions entre les plateformes électorales et l’importance d’exercer LEUR (seul?) devoir de citoyens? Peut-on assimiler ces mêmes politiciens à autre chose qu’une spectaculaire bibitte sans laquelle nous pourrions nous ennuyer, perdant la source de notre réconfort en marge de l’appareil partisan?