L’Expo du musée des horreurs (hommage à Rosa-Lalan7)

micareme902Dernièrement, une  amie disait se méfier de voir les conservateurs l’emporter lors des dernières élections fédérales. Non pas qu’elle craignait l’inéluctable, mais elle espérait que cette victoire n’alimente pas ensuite une vague de triomphalisme sans précédent de la part du fort peu consensuel et démocratique parti de Stephen…

L’Expo du musée des horreurs appellerions-nous ce phénomène si peu sociologique.

Comment accuser un réélu conserve-asteur d’avoir prétendu ou réellement cru détenir la Vérité Vraie? Surtout si, pour légitimer notre accusation, nous ne prétendrions rien de moins que de détenir nous aussi une vérité tout aussi…vraie? Plutôt voter pour le transfuge-libéral-devenu-leader-adjoint-alias-premier-député-vert (et finalement défait NDLR) que pour un tel élan de véritable rationalité véridique? Allez savoir!

Peut-on réellement blâmer les politiciens? Tout comme les principaux commentateurs aux lendemains de l’élection  ont su blâmer les abstentionnistes de ne pas avoir su percevoir les enjeux, les distinctions entre les plateformes électorales et l’importance d’exercer LEUR (seul?) devoir de citoyens? Peut-on assimiler ces mêmes politiciens à autre chose qu’une spectaculaire bibitte sans laquelle nous pourrions nous ennuyer, perdant la source de notre réconfort en marge de l’appareil partisan?

Quant aux journalistes… impossible de tirer un portrait en quelques lignes qui saurait être réellement complet (autrement dit, nous y reviendrons par bribes ci et là). Pour faire court (i.e. mettre l’eau à l’organe gustatif, nauséabonder les puristes) retenons que leur quête de légitimation paraît aussi justifiée que ceux sur qui ils l’appuient en campagne électorale: Comment Chantale Hébert pourrait autrement avoir l’air si aisément d’une hockey-fan’à’tavarne sans l’existence même de la bibitte spectaculaire (médiatique) qu’est le politicien moderne?
Deux champs réputés œuvrer parallèlement démontrant qu’une seule chose, la publicité, ((le fric): articulé comme le prestige ou comme nombre de gazettes vendues) en vient à supplanter le régime de rationalité de la société de droit et de l’information [1] . C’est ici qu’on sent comme une odeur (de marde diraient les profs cléricaux mazarinois) de nihilisme emplir la pièce.Est-ce dire que ceux qui ont l’écœurette aiguë qui les aigrie à la moelle peuvent prétendre détenir une vérité vraie qui puisse leur permettre de tabler que les autres, eux, n’ont plus droit de prétendre au monopole de la véracité? Peut-être un peu plus…

[1]: http://metamedias.blogspot.com/2007/02/le-cas-drainville-au-del-de-lapparence.html

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