Copyright/Copyleft, ainsi va le web…

copyleft-wallpaper23

Le Sénat français pourrait changer les sanctions contre le téléchargement, annonce Le Devoir ce matin [1]. On passerait d’une approche qui se voulait « pédagogique » à la sempiternelle approche punitive. Tandis que le Sénat prétend sévir afin de protéger le droit de propriété intellectuelle, on peut se demander: à qui la propriété violée lorsqu’il est question de téléchargement?

Adeptes du copyleft ont cru cette semaine que le grognement chétif de la Global Network Initiative (qui regroupe des caniches tels Yahoo, Microsoft et Google) [2] pourrait réellement amener diverses législations à revoir le principe de sanctions actuellement en vigueur. Non seulement n’en est-il rien, mais l’intrusion dans la vie privée demeure: obtention d’informations sensibles ou controversées sur les habitudes de navigation de citoyens, collusion entre états autoritaires et géants de l’industrie, flou conceptuel et juridique quant à l’utilisation du téléchargement à titre promotionnel, protection démesurée des géants du divertissement au détriment d’un soutien efficient aux artistes émergeants, and so on…

Mais qui sont diantre ces adeptes du copyright? S’agit-il de créateurs, de développeurs ou de parts de marché? La réponse, si on s’en tient à ces différentes législations qui, de part et d’autre semblent s’accorder en Do Majeur et affubler usagers et consommateurs de produits culturels over the web paraît évidente. Espérer faire du web un espace réellement libre de communication, d’échanges de symboles culturellement signifiant sans y intégrer les « produits » culturels est vain! Où trancher? Quelle est cette frontière floue qui détermine ce qui est produit à protéger (en voie de disparition?) et produit à libérer aux yeux de l’État? La rentabilité!

Il est toujours regrettable d’offrir une réponse si peu philosophique à une question qui mériterait pourtant que l’on débatte un brin. Art ou commerce? Non pas que les deux soient de nature si distincte. Mais, veux veux pas (ca veut dire quoi ca by the way?), nous devons reconnaître que les bénéficiaires de telles mesures coercitives ne sont certes pas toujours ceux de qui émane l’élan créatif, artistique, le symbolique, le communicationnel, le Kulturel. Ainsi parlait Thom Yorke: You go backward, I go forward, and somewhere we will meet! Ainsi va le web….

[1] http://www.ledevoir.com/2008/10/30/213232.html

[2] « Internet s’engage à minimiser sa collusion avec les régimes autoritaires », http://www.ledevoir.com/2008/10/29/213047.html

There are no comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :